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Mon enfant fait pipi à la maison mais pas à l’école : que faire ?

Mon enfant a eu deux ans et demi en septembre. Pour moi, c’était donc clairement l’occasion idéale de commencer l’apprentissage de la propreté pendant les grandes vacances.

Surtout qu’en plus, il a fait franchement chaud cet été ! Il a donc pu rester tout nu une bonne partie du temps, ce qui est quand même bien pratique quand on apprend à aller sur le pot : pas de vêtements à changer à chaque accident, pas de lessive qui s’accumule et, surtout, on peut facilement intervenir quand on voit que le pipi arrive. 😅

Mais si j’ai choisi cette période pour commencer, ce n’était évidemment pas uniquement parce qu’il faisait beau. J’avais surtout le sentiment qu’il était prêt. Je n’aurais pas essayé de lui apprendre à aller sur le pot s’il ne m’avait pas montré certains signes indiquant qu’il était prêt à se lancer.

Si tu te demandes justement comment savoir si ton enfant est prêt à commencer l’apprentissage de la propreté, je t’explique les différents signes à observer dans mon article consacré au sujet juste ici.

Et franchement, chez nous, ça s’est plutôt bien passé ! Il a appris assez rapidement à faire pipi dans le petit pot, même si, évidemment, nous avons eu droit à notre lot de petits accidents.

Et avec un petit garçon, il y a parfois une particularité assez amusante : le pipi peut partir devant, mais lui, ça ne le dérange absolument pas. Il peut très bien faire pipi, puis continuer tranquillement sa balade dans la maison comme si de rien n’était. 😂

Quand je voyais qu’un accident était en train d’arriver, je l’accompagnais simplement vers le petit pot et, petit à petit, il a compris ce qu’on attendait de lui. Nous avons vraiment avancé étape par étape et, finalement, l’apprentissage du pipi dans le pot s’est fait assez facilement.

Chez nous, il a d’ailleurs choisi le petit pot plutôt que les toilettes. Et il faut dire qu’il avait un excellent modèle sous les yeux : son grand frère ! Comme il adore l’imiter, le fait de voir son frère aller aux toilettes et lui montrer comment faire l’a certainement aidé.

Puis la rentrée est arrivée.

J’ai expliqué à l’école qu’il savait maintenant faire pipi dans le pot, mais qu’il ne maîtrisait pas encore les selles. Il portait donc encore une couche-culotte sous ses vêtements.

Et là, surprise : les deux ou trois premiers jours, il est allé aux toilettes à l’école comme un grand.

Puis… ça s’est assez vite arrêté.

Il ne veut plus faire pipi à l’école.

Concrètement, il va bien jusqu’aux toilettes. Il y entre, l’enseignante l’aide à enlever ses vêtements et tout se passe normalement… jusqu’au moment où il lui dit qu’il ne sait pas faire.

Il ne fait donc plus ses besoins à l’école. Il remet ensuite sa couche, se lave les mains et retourne à ses activités.

Et je ne vais pas te mentir : au début, ça m’a fait un peu peur.

Je me suis demandé : « Et si c’était une régression ? Est-ce qu’il va aussi recommencer à avoir des difficultés à la maison ? »

Alors, je ne vais pas te faire attendre pour avoir la réponse : non.

À la maison, il continue à aller sur son petit pot comme avant. Et même mieux : lorsqu’il porte une couche à la maison, il est maintenant capable de l’enlever lui-même lorsqu’il a envie d’aller faire pipi.

Alors forcément, une question s’est rapidement imposée à moi :

Pourquoi mon enfant sait-il faire pipi à la maison, mais plus à l’école ?

Et c’est justement ce que j’ai voulu comprendre. 👇

À la maison, il va aux toilettes… alors pourquoi pas à l’école ?

Comme je viens de te le raconter, le plus étonnant dans notre situation, c’est qu’il ne refuse pas du tout d’aller aux toilettes à l’école. Il y va, accepte de se déshabiller, s’installe et fait même toute la petite routine jusqu’au lavage des mains.

Mais il ne fait tout simplement plus pipi à l’école.

Alors qu’à la maison, c’est une toute autre histoire.

Comment ça se passe à la maison

À la maison, s’il porte encore une couche, il arrive même à l’enlever tout seul. Il arrache les petits scratchs, vient me voir et me dit : « Pipi ! »

Très souvent, il me prévient donc qu’il a envie de faire pipi et va ensuite s’asseoir sur son petit pot. Il fait son petit pipi, il est tout content et puis il repart jouer. 😊

Lorsqu’il porte un pantalon, il me demande encore un peu d’aide. Il vient m’appeler en disant « Maman, pipi ! », et je l’aide simplement à enlever son pantalon. Il fait ensuite son pipi et arrive même à remonter son pantalon tout seul.

Et il est toujours très fier lorsqu’il a réussi à faire pipi dans son pot.

Pour le moment, mon petit va donc sur son petit pot, et c’est très bien comme ça. Je ne cherche pas spécialement à passer à l’étape suivante tout de suite. Il est à l’aise avec son pot, il sait s’en servir et ça me convient parfaitement.

Bien sûr, il y a encore quelques petits accidents. Ça peut arriver lorsqu’il est occupé à jouer et qu’il pense à autre chose, ou simplement lorsque je n’arrive pas assez vite à l’aider à enlever son pantalon.

Mais ce que j’observe surtout, c’est que même s’il ne fait pas pipi à l’école, il continue parfaitement à utiliser son petit pot à la maison.

Et franchement, c’est rassurant.

Si, à l’inverse, il avait également commencé à refuser son petit pot à la maison, j’aurais simplement repris les choses tranquillement avec lui. Nous aurions probablement profité des prochaines vacances scolaires pour reprendre l’apprentissage sans pression, notamment parce que c’est plus facile pour moi lorsque nous sommes tous les deux à la maison.

Pour l’instant, ce n’est donc pas le cas. À la maison, tout continue son petit bonhomme de chemin.

Et à l’école, c’est complètement différent

À l’école, les toilettes de sa classe ne sont pas directement à côté de la classe. Il faut marcher un petit peu dans le couloir pour y aller.

Il y va donc à un moment prévu avec les autres enfants de la classe.

Et finalement, tout se passe plutôt bien… jusqu’au moment de faire pipi.

Il entre dans les toilettes, et Madame l’aide à se déshabiller parce qu’il lui dit maintenant qu’il ne sait pas faire. Ce qui est assez surprenant, puisque ce n’est pas ce qu’il faisait les premiers jours.

Il s’installe ensuite sur le petit pot, mais rien ne se passe.

Il se rhabille, va se laver les mains et retourne ensuite avec les autres enfants.

Il ne demande apparemment pas non plus spontanément à aller faire pipi. En réalité, il ne fait tout simplement pas pipi à l’école.

Et comme je vais le rechercher à midi, la situation reste assez simple : une fois qu’il est rentré à la maison, il retrouve son petit pot et reprend ses habitudes habituelles.

S’il a vraiment besoin de faire pipi pendant qu’il est à l’école, il peut toujours le faire dans sa couche. Il n’y a donc pas non plus de situation d’urgence ou d’accident à gérer.

Et j’ai la chance d’avoir une chouette institutrice qui me dit qu’il n’y a aucun souci avec ça. On va simplement prendre notre temps pour apprendre. Elle lui propose d’aller aux toilettes : s’il y va, tant mieux ; s’il ne fait pas pipi, ce n’est pas grave.

Sur ce point, nous sommes donc complètement sur la même longueur d’onde. Et je trouve ça vraiment rassurant de savoir qu’il n’y a pas de pression supplémentaire à l’école.

De son côté, il ne m’en parle d’ailleurs pas vraiment.

Lorsque je lui demande s’il a fait pipi à l’école, il me répond simplement que non… et c’est à peu près tout. 😅

Il faut aussi se rappeler qu’il n’a que deux ans et demi. Même s’il parle plutôt bien pour son âge, il ne faut pas non plus lui demander de me faire un compte rendu détaillé de sa journée !

Un enfant propre à la maison est-il forcément propre à l’école ?

Eh bien, visiblement, non ! Et j’en suis même la preuve avec mes deux enfants.

Ils sont d’ailleurs assez opposés sur ce point.

Pour mon premier, une fois qu’il a été propre à la maison, il a fait exactement la même chose à l’école. Il était même parfois plus autonome à l’école qu’à la maison, parce qu’il savait qu’à la maison, il pouvait encore se permettre d’être un peu plus « cool ». 😅

Pour mon deuxième, c’est plutôt l’inverse : il est à l’aise à la maison, mais beaucoup moins à l’école.

Et en réalité, quand on y réfléchit, apprendre à faire pipi ne consiste pas simplement à savoir s’asseoir sur un pot et faire pipi.

Apprendre à faire pipi, ce n’est pas seulement savoir utiliser un pot

Nous, adultes, avons tellement l’habitude d’aller aux toilettes que nous oublions parfois tout ce que cette petite action demande à un enfant.

Avant de faire pipi dans un pot ou des toilettes, il doit d’abord apprendre à reconnaître qu’il a envie de faire pipi et comprendre ce que cette sensation signifie.

Ensuite, il doit savoir quoi faire de cette information : prévenir quelqu’un, se rendre aux toilettes, se déshabiller, s’installer et faire pipi.

Et il doit aussi être suffisamment autonome pour réaliser une partie de ces étapes, ou savoir demander de l’aide lorsqu’il en a besoin.

Et je pense que c’est justement là que nous avons peut-être un petit couac avec mon fils.

À la maison, nous avons commencé l’apprentissage alors qu’il était sans couche et sans vêtements. C’était, pour lui, une façon assez simple de comprendre ce qui se passait et de faire le lien entre l’envie de faire pipi et le pot.

En revanche, enlever son pantalon est une compétence qu’il a apprise plus tard.

Aujourd’hui, il sait le faire avec un peu d’aide à la maison. Mais à l’école, cette étape supplémentaire semble peut-être lui poser davantage de difficultés.

Et puis il faut aussi savoir demander de l’aide. Pour un tout-petit, demander à son parent est déjà une étape. Demander à son institutrice, qui n’est pas son parent et qui peut être occupée avec un autre enfant, peut être encore différent.

Enfin, il faut aussi se sentir suffisamment à l’aise dans l’endroit où l’on doit faire ses besoins.

Je ne sais pas pour toi, mais personnellement, si je me retrouve dans des toilettes dans lesquelles je ne me sens pas à l’aise — parce qu’elles sont sales, bruyantes, mal insonorisées ou simplement parce que l’endroit ne me plaît pas — ça peut déjà me couper l’envie.

Alors imagine pour un enfant de deux ans et demi qui est encore en plein apprentissage !

La maison et l’école ne sont pas le même environnement

L’un des avantages que j’ai aujourd’hui, c’est d’avoir été institutrice maternelle et d’avoir fait plusieurs remplacements dans différentes écoles. Cela me permet de regarder cette situation avec un petit bout de recul supplémentaire, puisque j’ai connu les deux côtés : celui de l’enfant à l’école et celui du parent.

Et une chose est certaine : les toilettes de la maison et celles de l’école, ce n’est pas du tout la même expérience.

À la maison, mon enfant connaît parfaitement les lieux. Son petit pot est toujours au même endroit, dans un environnement familier, avec ses habitudes et ses repères.

À l’école, il y a d’autres enfants, d’autres adultes et d’autres habitudes.

Les toilettes ne sont pas forcément juste à côté de la classe. Il faut parfois attendre un moment précis pour y aller, se déplacer avec le groupe et suivre une routine différente de celle de la maison.

Et puis les toilettes elles-mêmes sont différentes.

À la maison, mon fils utilise son petit pot. À l’école, il retrouve de petites toilettes adaptées à la taille des enfants, avec une vraie chasse d’eau et une salle dédiée aux toilettes.

Tout cela peut sembler complètement banal pour nous, adultes. Mais pour un enfant qui vient tout juste d’apprendre à utiliser son petit pot, cela représente finalement tout un nouvel environnement à apprivoiser.

Pourquoi certains enfants ne font-ils pas pipi à l’école ?

Il n’y a évidemment pas une seule explication. Et dans le cas de mon fils, je ne peux pas savoir exactement ce qui le bloque puisqu’il ne me le raconte pas encore.

Mais plusieurs éléments peuvent rendre les toilettes de l’école plus difficiles à apprivoiser qu’un petit pot familier à la maison.

Les toilettes de l’école peuvent être impressionnantes

Les toilettes de maternelle sont adaptées aux enfants, mais elles restent quand même bien différentes du petit pot que l’on connaît à la maison.

Il peut y avoir plusieurs enfants autour, du bruit, des discussions, des portes qui s’ouvrent, des chasses d’eau…

Et justement, la chasse d’eau peut elle-même être impressionnante pour un tout-petit.

Même si tout cela nous paraît complètement banal, c’est un environnement qui peut demander un petit temps d’adaptation.

Certains enfants n’osent pas demander à l’adulte

À deux ans et demi, demander de l’aide à un adulte n’est pas forcément évident.

À la maison, l’enfant sait qu’il peut simplement dire « maman, pipi » et qu’on va immédiatement comprendre ce dont il a besoin.

À l’école, il doit penser à aller voir son institutrice, trouver le bon moment, réussir à lui expliquer ce dont il a besoin… et parfois simplement oser interrompre ce qu’elle est en train de faire.

Pour certains enfants, cette étape peut être plus difficile qu’on ne l’imagine.

L’enfant peut avoir besoin de plus d’intimité

Et ça, je pense que c’est également un point important.

Dans beaucoup d’écoles maternelles, les enfants vont aux toilettes en petits groupes ou à des moments prévus dans la journée. Selon l’aménagement des locaux, les toilettes peuvent aussi être séparées de la classe.

Même si les autres enfants ne cherchent évidemment pas à mal faire, avoir plusieurs petits copains qui circulent autour de soi pendant qu’on essaie de faire pipi peut être déstabilisant pour certains.

Il peut être absorbé par ses activités

Et ça, c’est aussi quelque chose qui peut arriver à la maison !

Un enfant peut être tellement concentré dans son jeu qu’il ne pense pas à s’arrêter pour aller faire pipi.

Alors imagine à l’école, avec toutes les activités, les jeux, les copains et les découvertes de la journée.

Il faut interrompre ce qu’il est en train de faire, demander à aller aux toilettes, se déplacer, se déshabiller, faire pipi, se rhabiller et retourner à son activité.

Pour un tout-petit, ça fait finalement beaucoup d’étapes à enchaîner.

Et c’est aussi pour ça que les petits accidents restent tout à fait possibles pendant cette période. D’ailleurs, les recommandations sur l’apprentissage de la propreté rappellent que les accidents font partie du processus et qu’il est utile d’avoir des vêtements de rechange à disposition.

Un changement d’environnement peut perturber les habitudes

Les enfants aiment leurs petites habitudes et leurs repères. Les routines leur permettent notamment de savoir ce qui va se passer ensuite.

Et l’entrée à l’école représente justement un énorme changement dans leur quotidien.

Les habitudes de la maison ne sont plus exactement les mêmes : il faut découvrir une nouvelle classe, de nouveaux adultes, de nouveaux enfants, de nouvelles règles… et aussi de nouvelles habitudes pour aller aux toilettes.

Il est donc possible que certaines étapes prennent simplement un peu plus de temps à s’installer.

Mon regard d’ancienne institutrice maternelle

Quand j’étais institutrice, je voyais surtout deux situations

Quand je travaillais comme institutrice maternelle, j’ai surtout rencontré deux situations.

Soit l’enfant allait aux toilettes sans problème. Il arrivait généralement à faire ses besoins, même si, évidemment, ce n’était pas systématique pour tous les enfants.

Soit l’enfant portait encore des couches et, dans ce cas, nous changions simplement sa couche à l’école.

En revanche, je n’ai pas vraiment connu cet entre-deux où l’enfant était déjà partiellement propre à la maison, mais rencontrait encore des difficultés à faire ses besoins à l’école.

C’est donc une situation que je découvre aujourd’hui… de l’autre côté, en tant que maman.

De l’autre côté, comme maman, je découvre une réalité différente

Et c’est finalement assez déroutant pour moi, parce que je ne pensais pas vraiment vivre cette situation.

Je pensais que s’il était propre à la maison, il allait naturellement continuer à l’être à l’école.

Visiblement, c’est un peu plus compliqué que ça !

Pour autant, je ne considère pas que ce soit un problème. On va simplement prendre le temps et avancer à son rythme.

Je comprends surtout maintenant qu’un enfant peut savoir faire quelque chose dans un environnement sans être immédiatement capable de le reproduire dans un autre.

Et, en y réfléchissant, je peux même constater que cela arrive déjà avec mon fils.

Lorsque nous étions en vacances à Lyon, par exemple, il a réussi à aller sur les grandes toilettes avec son grand frère. Chez des amis, en revanche, il peut encore préférer faire dans sa couche.

Finalement, ses capacités peuvent varier selon l’endroit où il se trouve.

Ce que mon expérience en maternelle m’a appris

Mon expérience en maternelle m’a surtout appris une chose : chaque enfant est différent et évolue à son propre rythme.

La propreté est un apprentissage, et celui-ci ne se fait pas forcément de manière linéaire.

L’âge auquel un enfant devient propre peut être très différent d’un enfant à l’autre. Et même lorsqu’un enfant est propre, il peut encore connaître des périodes de régression ou avoir des difficultés dans certaines situations.

À l’inverse, un enfant qui n’est pas encore propre à quatre ans peut parfois faire de gros progrès assez rapidement.

Ces situations peuvent donc tout à fait coexister.

Dans les écoles maternelles où j’ai travaillé en Belgique, l’enseignant prend en compte les besoins de chaque enfant. On ne presse pas les enfants pour qu’ils deviennent propres à tout prix.

Je sais que la situation peut être différente ailleurs et que, notamment en France, la question de la propreté avant l’entrée à l’école peut parfois être une source de pression pour les familles. Personnellement, je trouve cette pression dommage, car je ne suis pas convaincue qu’imposer une échéance facilite l’apprentissage. Au contraire, cela peut parfois ajouter du stress autour d’une étape qui demande déjà beaucoup de nouvelles compétences à l’enfant.

À l’école, l’enseignant peut proposer à l’enfant d’aller aux toilettes, l’accompagner et l’aider si nécessaire. Mais il s’agit surtout de l’accompagner dans cet apprentissage, en tenant compte de ce qu’il est déjà capable de faire.

Et pour moi, cela rejoint un autre point essentiel : la communication entre les parents et l’école.

Elle permet tout simplement de savoir où en est l’enfant.

L’enseignante ne peut pas forcément savoir ce qu’il est capable de faire à la maison. Si les parents lui expliquent qu’il utilise déjà le pot, qu’il sait demander ou qu’il a encore besoin d’aide pour certaines étapes, elle peut alors adapter son accompagnement.

L’objectif n’est pas forcément que l’école « apprenne » la propreté à l’enfant, mais plutôt qu’elle puisse l’accompagner dans ce qu’il est déjà en train d’apprendre.

Que faire quand son enfant ne fait pas pipi à l’école ?

En parler avec l’enseignant

L’enseignant est finalement le lien entre l’école et la maison.

C’est notamment grâce à lui que les parents peuvent savoir comment se passent les choses à l’école : est-ce que l’enfant demande à aller aux toilettes ? Est-ce qu’il accepte d’y aller ? Est-ce qu’il s’assoit mais ne fait rien ? Est-ce qu’il y a des accidents ?

En échangeant ensemble, parents et enseignants peuvent ensuite réfléchir à différentes pistes à essayer, que ce soit à la maison ou à l’école.

Chercher ce qui bloque réellement

Toujours en collaboration avec l’enseignant, plus on dispose d’informations, plus il est facile d’essayer de comprendre ce qui bloque.

À quel moment l’enfant ne veut-il plus aller aux toilettes ?

Est-ce qu’il accepte d’y aller mais ne fait finalement rien ?

Est-ce qu’il demande à y aller puis change d’avis ?

Est-ce qu’il refuse complètement de s’y rendre ?

Toutes ces petites informations peuvent aider à comprendre ce qui se passe réellement.

Dans notre cas, par exemple, mon fils accepte d’aller jusqu’aux toilettes et de s’installer sur le pot. Ce qu’il ne fait plus, c’est pipi.

Et ça, ce n’est pas exactement la même situation qu’un enfant qui refuse catégoriquement d’entrer dans les toilettes.

Lui montrer les toilettes et expliquer comment demander

Si l’école est d’accord, on peut aussi envisager d’accompagner son enfant jusqu’aux toilettes afin de lui présenter tranquillement cet espace.

Cela peut être l’occasion de lui montrer les toilettes, de lui expliquer comment elles fonctionnent et de lui rappeler les différentes étapes : enlever son pantalon, enlever sa couche ou son slip, s’installer, puis se rhabiller.

On peut également travailler cette autonomie à la maison.

Plus l’enfant est capable de réaliser lui-même certaines étapes, plus il peut progressivement prendre confiance en ses capacités.

Faciliter l’autonomie avec des vêtements faciles à enlever

Je pense qu’on a tous déjà fait cette petite erreur : « Waouh, ce pantalon est beaucoup trop beau, je vais lui mettre ! » 😅

Et puis une fois à l’école, on réalise que le pauvre enfant doit réussir à enlever seul un pantalon compliqué, défaire un bouton, gérer sa couche ou son slip, puis réussir à tout remettre correctement.

À deux ou trois ans, ce n’est pas forcément évident.

Alors oui, ce pantalon est peut-être un peu moins joli que l’autre… mais s’il est beaucoup plus facile à enlever, c’est probablement celui que je vais privilégier pour l’école.

Pendant l’apprentissage de la propreté, simplifier au maximum les étapes peut vraiment aider l’enfant à gagner en autonomie.

Ne pas transformer chaque journée d’école en contrôle de propreté

Et ça, c’est vraiment un point auquel je tiens.

J’ai la chance que l’école de mon fils fonctionne exactement comme ça : on avance à son rythme.

On lui propose d’aller aux toilettes, on l’accompagne, on essaie. S’il fait pipi, super. S’il ne fait rien, ce n’est pas grave.

On recommencera plus tard.

Je pense que c’est important parce que plus l’enfant ressent de pression autour de cette étape, plus le blocage peut prendre de la place.

Pour moi, l’objectif n’est donc pas de lui faire absolument faire pipi à l’école le plus vite possible.

L’objectif, c’est de l’aider à y arriver quand il sera prêt.

La FAQ : enfant propre à la maison mais pas à l’école

Pourquoi mon enfant fait-il pipi à la maison mais pas à l’école ?

C’est finalement la question que je me suis moi-même posée !
Les raisons peuvent être multiples : le changement d’environnement, le fait d’oser demander de l’aide, la propreté des toilettes, la facilité à pouvoir y accéder, et tout simplement le changement d’habitudes.
Comme on l’a vu dans cet article, ce n’est pas parce qu’un enfant sait faire quelque chose à la maison qu’il va forcément réussir à le reproduire immédiatement à l’école.

Est-ce normal qu’un enfant ne fasse pas pipi à l’école ?

Ça peut arriver.
Tant que l’apprentissage de la propreté est encore en cours, il peut y avoir des moments où l’enfant régresse, ou simplement des situations dans lesquelles il n’est pas encore à l’aise.
Il est donc important de pouvoir observer son enfant et respecter son rythme, sans lui mettre de pression.
Si tu débutes justement l’apprentissage de la propreté, je t’explique les différentes étapes et les signes à observer dans mon article Comment apprendre à son enfant à aller sur le pot ? 7 étapes pour l’accompagner en douceur.

Comment aider mon enfant à faire pipi à l’école ?

Je pense que la première chose à faire est d’en parler avec l’enseignant.
C’est grâce à cet échange qu’on pourra avoir un peu plus d’informations sur ce qui peut bloquer l’enfant et surtout collaborer avec lui pour continuer à lui apprendre la propreté, sans lui mettre de pression.
L’école et la maison peuvent vraiment avancer ensemble dans cet apprentissage.

Faut-il forcer un enfant à faire pipi à l’école ?

Clairement, je dirais que non.
Je ne vois pas l’intérêt de forcer un enfant si ce n’est pour le stresser davantage. Et généralement, un enfant qui ressent de la pression autour de l’apprentissage de la propreté risque de rencontrer encore plus de difficultés.
Alors, ce n’est que mon avis personnel, mais pour moi, non : il ne faut pas forcer un enfant à faire pipi à l’école.
En revanche, il faut l’accompagner, savoir à quel stade de l’apprentissage de la propreté il en est et continuer à l’aider à progresser, y compris à l’école.
Et si tu te demandes encore quel équipement choisir pour commencer cet apprentissage, j’ai également consacré un article à la question : Quel petit pot choisir pour apprendre la propreté ? Guide et comparatif.

Combien de temps faut-il à un enfant pour être propre à l’école ?

Eh bien, franchement, ça va dépendre de l’enfant.
J’en ai vu plusieurs en tant qu’institutrice : certains étaient propres dès leur rentrée à l’école, d’autres étaient encore en plein apprentissage de la propreté et certains ont mis beaucoup plus longtemps avant d’être propres à l’école.
Ça va vraiment dépendre du rythme de chaque enfant.
Et finalement, c’est aussi ce que je retiens de mon expérience de maman : même avec deux enfants qui ont grandi dans la même famille, l’apprentissage peut être complètement différent. ❤️

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